Évolution de la natalité en Belgique : du XIXe siècle à aujourd’hui

La natalité est un indicateur essentiel pour comprendre l’évolution démographique d’un pays. En Belgique, le nombre de naissances a fortement varié depuis le XIXᵉ siècle, sous l’influence des guerres, des changements sociaux et des transformations économiques.

En 1830, plus 130 000 enfants voyaient le jour chaque année. Une croissance au niveau de la natalité s’observe jusqu’au début du XXᵉ siècle, avec un pic de 199 068 naissances vers 1901. Cependant, la Première Guerre mondiale provoque une chute des naissances passant à 85 056 enfants en 1918, marquant ainsi le moment avec le moins de naissance. Le pic reprend en 1919 avec 128 000 naissances. La Seconde Guerre mondiale entraîne une nouvelle baisse avec 98 417 enfants en 1941 , mais l’après-guerre connait plus 150 000 naissances annuelles à la fin des années 50.

Une maternité tardive ?

Depuis les années 1970, la natalité diminue et se stabilise autour de 110 000 naissances par an. Aujourd’hui, l’âge moyen des femmes à la naissance de leur premier enfant illustre ce changement. À Bruxelles, les mères ont leur premier enfant à 32,3 ans, et le Brabant wallon atteint 32,8 ans, montrant une maternité tardive dans ces zones. Le Brabant flamand (32,0 ans), Anvers et Limbourg (31,3 ans) suivent cette tendance. À l’inverse, le Hainaut (30,6 ans), la Flandre occidentale (30,7 ans) et le Luxembourg (31,0 ans) sont les provinces où la maternité se fait tôt. Les provinces de Liège (31,2 ans), la Flandre orientale et Namur (31,1 ans) se situent dans la moyenne nationale. 

Baisse de la natalité : conséquences

La baisse de la natalité pourrait entrainer un déséquilibre entre les générations car il y aurait moins de jeunes qui entrent dans la population active donc plus de personnes âgées à prendre en charge.

D’une autre part le fait d’avoir des enfants tardivement pourrait être dû au fait que les frais médicaux deviennent de plus en plus élevés et que le salaire minimum n’augmente pas avec les dépenses auxquelles les Belges doivent faire face.